Les pôles de compétitivité publient un Manifeste pour soutenir les PME innovantes

L’heure est aux regroupements. Une semaine après L’Union du numérique initiée par 13 organisations professionnelles du secteur, un Manifeste est rendu public au profit des 5 000 PME innovantes françaises et autour de quatre idées forces. Cette initiative est portée par les pôles de compétitivité (Systematic, Cap Digital, Minalogic…), des fédérations syndicales comme Syntec Numérique et la FIEEC et des associations comme le Comité Richelieu et l’Afdel.

Le pôle de compétitivité Systematic et le Comité Richelieu ont « planché » sur une idée nouvelle dans le monde des PME innovantes : le travail transversal. En clair, les PME, qu’elles appartiennent ou pas aux TIC réclament des pouvoirs publics les mêmes mesures. Des mesures concernant quatre sujets : le CIR (Crédit impôt recherche), la JEI (Jeune entreprise innovante), le SBA (small business act), et l’Investissement direct dans les PME.

A l’heure où les candidats aux présidentielles regardent distraitement les propositions de la filière numérique, Systematic et le Comité Richelieu ont pris le problème autrement. Elles font le pari que les quatre sujets essentiels, s’ils sont portés par 5 000 entreprises innovantes, sous forme d’un Manifeste, ont plus de chance de convaincre. Quatre sujets qu’il faut expliquer aujourd’hui, mais surtout après les présidentielles, quel que soit le 1er Ministre et quelle que soit sa couleur politique.

Une semaine après l’Union du numérique, cette démarche a été animée, par les deux initiateurs, rejoints par d’autres pôles : cap-digital, images et réseaux, Minalogic, solutions communicantes sécurisées, Medicen ; et d’autre organismes du numérique ou représentants les PME : Syntec Numérique, PME Finance, Cgpme Ile-de-France, Retis, Fieec, Afdel, Synnov, Asmep ETI. Ensemble, elles espèrent représenter  5 000 ETI françaises.

D’abord pérenniser ces dispositifs

Le Manifeste synthétise des idées déjà émises qui vise d’abord à pérenniser ces dispositifs, les mettre à l’écart de tout processus législatif et fiscal intempestif. Chacun d’eux fait l’objet dans le Manifeste de propositions particulières. Par exemple le CIR devrait être accompagné d’une définition du logiciel, être élargi aux JEI des pôles de compétitivité, entouré de guides sectoriels. Il devrait également permettre un échange contradictoire dans les procédures d’évaluation et prévoir  l’augmentation du plafond des dépenses de veille de 60 à 80 K euros.

Sur le statut de JEI, le Manifeste souhaite le maintien d’une durée initiale de 7 ans à taux plein, une dégressivité des aides de 8 à 12 ans, une ouverture aux PME de moins de 7 ans. Concernant le SBA, il souhaite un engagement des pouvoirs publics et un objectif de 25% des achats publics pour les PME et les ETI. Enfin, le Manifeste souhaite le maintien ou la mise en place de dispositifs fiscaux d’investissements dans les JEI.

Plus généralement, les organisateurs de ce Manifeste reprennent le thème du passage nécessaire de plus de  PME françaises au niveau d’ETI, aptes à se développer notamment à l’export et à entraîner l’économie française. Là encore, le thème n’est pas nouveau et les présidentielles ne sont qu’une étape.

 

source Le Monde Informatique

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